La mise en place du CEG a marqué un tournant dans l’organisation du travail et la relation entre les Agents et la Direction. Jusqu’ici, l’entreprise assumait les conséquences de l’organisation (parfois la désorganisation) du travail. Ainsi l’existence du compte écart (ancienne formule) se justifiait par la durée variable des services mais se faisait au bénéfice de l’agent. S’il ne travaillait pas assez du fait de la commande de service, l’entreprise le prenait à sa charge. Idem pour le TS : l’agent subissant les conditions de travail et les aléas d’exploitation, pouvait en disposer à sa guise : se le faire payer ou le récupérer en repos (en fonction toutefois, des besoins en personnel).
Aujourd’hui, à cause de Rhapsodie ou encore du prétexte de la loi TEPA*, ce n’est plus le cas. Au nom de la productivité, c’est désormais l’agent qui doit assurer sa moyenne de travail ; de ce fait, il devient lui-même responsable et comptable d’une organisation de travail qu’il n’a pas décidée. Résultat, l’agent se trouve en situation de devoir du temps à l’entreprise. C’est une histoire de fou !
Ajoutez à cela le racket de la journée de pseudo « solidarité » et beaucoup d’agents se retrouvent avec des comptes TS/TC négatifs. Ces pratiques hier prohibées sont maintenant encouragées par la Direction. Pourquoi ? Parce c’est le moyen d’asservir encore plus des agents dont elle a fait ses débiteurs. « Travailler plus... » qu’il disait !
