La direction se retranche derrière la diminution du développement de l’offre pour se justifier, mais parle beaucoup moins du plan de performance – de la productivité – qui contribue à cette situation déplorable. Le manque d’effectif est pourtant bien connu dans les centres et conduit souvent à des suppressions de services, dégradant les conditions de travail des machinistes, des agents d’encadrement, et la qualité du service rendu aux usagers.
Le recrutement annoncé par le département Bus est de 545 machinistes pour 2010. Objectif riquiqui, dont il faut retrancher la suppression (parallèlement) de 200 postes de machinistes. Pour l’amélioration des conditions de vie au travail dans les unités, il faudra repasser !
La diminution du recrutement a également des incidences sur la promotion sociale et sur la mobilité. Par exemple sur l’accès des MAE à la maîtrise. Le recrutement mal dimensionné et des remplacements rarement anticipés poussent les directeurs d’unités à les retenir pour ne pas accentuer les déficits d’effectifs.
Concernant les agents d’encadrement, la situation n’est pas meilleure. Les prévisions de recrutement se limitent pour 2010 à 67 agents de maîtrise et 10 cadres, ce qui est très insuffisant en comparaison des flux de sorties de l’entreprise. Ces choix confirment, s’il en était besoin, que l’intensification du travail sera encore au rendez vous cette année.


