"L’accélération / priorisation des lignes pour atteindre des performances élevées en terme de vitesse et de régularité, ce qui implique des aménagements spécifiques de voirie et la priorité dans les carrefours à feux. La vitesse commerciale visée est de 18 km/h ou, à défaut, une réduction d’au moins 20% du temps de parcours." C’est le STIF qui s’exprime de la sorte et qui illustre son propos d’une photo éloquente.

À l’heure d’une politique d’entreprise qui au travers de son "plan d’entreprise" fait la part belle à la performance économique et financière, l’augmentation de la vitesse commerciale, les cadences imposées de plus en plus insupportables et assurément de moins en moins conciliable avec une circulation rendue encore plus difficile avec les "Vélib’" sont le quotidien des machinistes
S’y ajoute le manque de personnel, les sanctions et les pressions. Les élus du personnel se sont inquiétés, le mois dernier à l’occasion d’un bilan présenté en séance, des conséquences sur la sécurité de la multiplication des couloirs, des types de matériel, de l’inadaptation des temps de parcours ou encore de la formation (le passage du permis D est aujourd’hui sous-traité).
On s’inquiète d’une démarche qui vise à laisser les agents dans des situations dramatiques porter seuls la responsabilité d’une politique toujours plus accidentogène. Les Machinistes Receveurs ne doivent pas avoir à assumer la contrainte supplémentaire les politiques du transport de la Ville et les orientations économiques de l’Entreprise.