Toute la presse s’en fait l’écho : la RATP va tester des bus hybrides avec l’objectif de les mettre en exploitation dans deux ans. Bonne nouvelle pour "La Planète", mais pour les utilisateurs ? Voyageurs, machinistes et mainteneurs y verront-ils une amélioration ?
À l’heure où une étude "découvre" que les déplacements en transport (en commun : la voiture particulière-liberté est oubliée dans les commentaires et pourtant elle représente plus de 50 % des déplacements – loin devant la marche à pied : 32% et les transports en commun : 8% !) participent à la dégradation des conditions de travail, quelles sont les améliorations annoncées ?
En Ile-de-France, le Grand Paris gouvernemental ignore les réalités du quotidien des franciliens et l’annonce d’un bus hybride, cher, relève aussi d’une politique de l’annonce.
Presque de la pub ! Nous en voulons pour preuve que les élus du personnel, dont l’information et la consultation sont obligatoire quand est introduite une nouvelle technologie, ont appris l’expérimentation... par la presse !
En remontant quelques années en arrière, on se souvient que la RATP coopérait avec le constructeur national pour la mise au point de ses autobus. Cette coopération améliorait sensiblement les processus de maintenance. Sans doute pourrait-on saisir l’opportunité du bus hybride pour inaugurer un nouveau type de coopération : celle qui associe les machinistes, ceux qui vont passer leurs journées de travail à son volant.
Cela pourrait éviter les aberrations de ces dernières années, celles qui ont donné des matériels à blesser les machinistes (Man) ou à les casser (Microbus Gruau), bref : des machines à fabriquer des inaptes.
Il est encore temps de prévenir les erreurs.