Au mois de juin déjà, la séance du CDEP avait été brutalement interrompue par un Président sourd aux doléances d’une délégation de machinistes venue témoigner de la réalité vécue par les agents dans les centres depuis la mise en place du CEG.
Une nouvelle fois, en octobre, le débat sur cette question a été refusé malgré des milliers de signatures demandant qu’il soit ouvert de toute urgence : les représentants de la Direction ayant choisi de tourner le dos aux agents.
Car c’est une certitude : depuis sa mise en place, le CEG mécontente. A tel point que la revendication de son arrêt est désormais largement partagée. Le CDEP a été à l’initiative d’une pétition accueillie très favorablement par l’ensemble des agents (déjà plus de 5000 cartes signées). Le 21 octobre, elle n’a, hélas, pas eu le même succès auprès du Directeur du Département. Un tantinet méprisant, Emmanuel Tramond s’est contenté « d’en prendre bonne note », refusant d’écouter les agents venus assister au dépôt des pétitions, de la même façon qu’il refuse d’entendre les élus qui chaque mois se font l’écho de l’inquiétude et de la colère des agents.
Mais, faut-il s’en étonner ? Le Directeur de Bus applique en effet très fidèlement la politique autiste du PDG Pierre Mongin : faire de la productivité pour "rendre la mariée plus belle". Une façon très "privée" de préparer (provoquer ?) l’arrivée de la concurrence !