À se demander si ce n’est pas fait exprès : malgré une présentation qui peut parfois faire illusion (PERICLES) un examen approfondi des dossiers montre que cela cache de véritables plans sociaux. À chaque dossier, ce sont des emplois qui disparaissent. Le Directeur du Département BUS ne s’en cache pas mais au contraire, il rappelle chaque fois qu’il le peut qu’il faut faire des gains de productivité, et que ce sera comme cela encore longtemps… faut-il entendre par là, au-delà des 5 ans prévus par le plan d’entreprise ?
Pour la Direction, il faut optimiser le temps de conduite, faire en sorte que le Machiniste soit le plus possible derrière son volant ! La formation, les ED, la prévention… ces périodes où les collègues pouvaient souffler, sont les premières sacrifiées. Les agents auront toujours de la formation, certes, mais en dehors de la FCO/FIMO que restera-t-il comme place pour d’autres types de formation, celles qui leur profitent ?
Une telle politique permettra-t-elle de développer les transports en Ile de France, de renforcer l’EPIC ? Non, notre PDG veut faire des bénéfices pour développer le groupe, pour développer des filiales de droit privé ! Mais cela commence à se voir : le Stif durcit le ton et devient encore plus exigeant dans le nouveau contrat. La presse y fait d’ailleurs écho, notamment Le Monde dans son édito du dimanche 6, qui explique que la RATP "se comporte comme une entreprise privée", déploie "un rideau de fumée" pour échapper au contrôle du Stif".
Dans ces opérations troubles, les dirigeants de l’entreprise se sont trouvé un allié inattendu, avec un certain syndicat, qui confond actions syndicales et actions contre les syndicats. Leurs incessantes procédures nous ramenant systématiquement au droit commun (oubliant que nous sommes encore, et voulons rester, une entreprise à Statut), sans mesurer les conséquences pour les agents, une telle attitude n’est pas responsable. Ce "syndicat " va toujours plus loin, en recherchant toujours par l’entremise des tribunaux à décentraliser le CHSCT, projet dont avait rêvé l’entreprise en son temps, sans parvenir à nous l’imposer.
Pour les Élus gestionnaires, pas d’ambiguïté : nous continuerons à jouer notre rôle d’information auprès des agents et d’opposition à tout projet néfaste pour le personnel de BUS.