Ainsi, à BUS, la hausse des coûts de production, à offre constante, a été presqu’intégralement compensée par la productivité du personnel (1,1% pour 1,2% de variation des coûts).
Ainsi, quand la RATP se satisfait d’avoir embauché 2890 salariés, elle "oublie" que les effectif totaux n’ont augmenté que de 164 personnes (sur 43 000) pour 4,5 millions de kilomètres/voyageurs supplémentaires (dont +5,7 MKV à BUS) : 482 emplois ont été victimes des mesures de productivité et 232 recrutements ont été différés.
Si les résultats financiers sont bons, il reste à savoir pour qui. Pas pour le personnel qui a payé la productivité par la dégradation de ses conditions de travail ; pas pour les voyageurs qui ont vu la qualité de service se dégrader entre services non-couverts et bus surchargés.
Il est temps de penser un peu plus service public et un peu moins rentabilité financière ! Ce serait une "marque" de progrès...
L’endettement de la RATP a lui aussi progressé : 80 M€ sont partis dans RATP Dev, 63 autres millions dans Transdev. Autant d’investissements dont auraient pu bénéficier les franciliens...